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Col de Guéry : accès, conseils et points de vue

On croit souvent que les grands plateaux d’Auvergne se méritent, qu’il faut marcher des heures ou rouler longtemps pour trouver le silence et la lumière. Pourtant, au col de Guéry, ce silence s’invite presque tout de suite, à la sortie de la voiture. Le vent glisse sur la lande, les crêtes du Sancy dessinent la ligne d’horizon, et le lac – posé là comme une goutte noire sur le vert – semble attendre qu’on s’approche à pas feutrés. C’est un endroit facile d’accès, mais qui n’en reste pas moins sauvage. Un endroit pour ralentir dès la première minute.

Comment accéder au col de Guéry sans perdre la magie ?

La première rencontre avec le col de Guéry commence, de façon très prosaïque, par une route. N’espérez pas une grande avenue triomphale : ici, tout serpente, grimpe, hésite entre deux vallées. Quand la neige s’en mêle – ce qui arrive plus souvent qu’on ne le croit –, l’accès par Orcival, via la RD 27, devient la meilleure option. C’est la voie qu’on déneige en priorité, et c’est celle où le matin, au détour d’un virage, le soleil allume les branches de givre comme des étincelles.

Le parking du col de Guéry est aménagé, discret malgré sa taille. On y arrive souvent l’esprit ailleurs… puis, à peine descendu de voiture, le froid piquant et le souffle du vent vous rappellent pourquoi on est venu. Le stationnement est payant de mai à septembre, surtout pendant les grandes affluences : 0,90 € pour une heure, 4 € pour la journée – mais il existe un forfait annuel (10 €) pour les amoureux qui reviennent souvent, et un tarif nuité (6 €) pour ceux qui cherchent l’aube. Certains râlent sur la borne, d’autres se disent que c’est le prix d’une nature entretenue, propre, accessible à tous.

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Comparatif des tarifs parking du col de Guéry 2024
Durée Période d’application Tarif
1 heure Mai à septembre
(9h-18h – vacances, WE, fériés, ponts)
0,90 €
3 heures Idem 2,40 €
7 heures (journée) Idem 4 €
Forfait nuit 18h-9h 6 €
Forfait annuel Accès illimité saison 10 €
Petit pense-bête : ne pas oublier la borne automatique – et prendre le temps de respirer l’air frais en attendant le ticket.

Venir au col de Guéry en hiver : météo, accès, précautions

L’hiver, le col vit à un autre rythme. Les routes (surtout RD 983 côté Mont-Dore) peuvent devenir piégeuses : mieux vaut prévoir des pneus adaptés, voire les chaînes les lendemains de neige lourde. L’accès par Orcival reste une valeur sûre, mais méfiez-vous du brouillard, parfois tenace. Ce matin de février où j’ai croisé un ballet de chasse-neige, ils s’arrêtaient pour souffler leur café du thermos. On apprend vite qu’ici, le détour fait partie du voyage.

Découvrir les activités et points de vue du col de Guéry

Randonnées autour du col de Guéry : itinéraires pour tous niveaux

Autour du col, des sentiers de randonnée serpentent entre tourbières, pelouses d’altitude et forêts courtes. Plus de 1000 mètres, on sent tout de suite que l’air a changé : plus vif, plus mordant, plus parfumé aussi, surtout au printemps quand la bruyère s’éveille.

La balade la plus courte démarre juste sous l’auberge, pour une boucle familiale (1,5 km) vers la fameuse cascade et le ruisseau des Mortes du Guéry. Les plus aguerris partent à la journée pour boucler 12 ou 14 km sur les crêtes du Puy Gros, montant au-dessus du lac pour dominer toute la vallée de Fontsalade et, au loin, apercevoir le Cantal. Le topo-guide disponible sur place détaille les variantes ; un plan d’itinéraires est désormais affiché dès l’arrivée, pratique pour choisir entre grand air et coin tranquille.

Petit conseil d’habitué : en été, partez tôt ou en toute fin de journée. Vers midi, le parking se remplit vite, et les crêtes chauffent vite sous le soleil.

Points de vue et panoramas au col de Guéry

Le col de Guéry est surtout un observatoire. Par temps clair, la lumière court sur les puys, s’accroche aux volcans, et file jusqu’à la vallée. C’est ici que j’ai compris, un matin d’octobre, que le silence pouvait faire fondre le givre plus vite que le soleil… On regarde passer les nuages, on devine les ombres des monts Dore, du Sancy, des roches Tuilière et Sanadoire, deux anciennes cheminées volcaniques presque jumelles, dressées au-dessus des hêtres.

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Près du col s’ouvre aussi le lac de Guéry, d’origine volcanique, noir, profond, énigmatique. S’y approcher, c’est marcher sur une mousse rase, sentir le bois mouillé et la roche volcanique. Une promenade sur le sentier de découverte – version courte (balisée en bleu) vous mène, en 20 minutes, jusqu’à la cascade cachée du Guéry : un rideau d’eau vif – bruit de perles tombant dans la fougère. On croise parfois un pêcheur solitaire, silencieux, ou le cri d’un milan noir. La baignade ? Interdite, pour préserver le site. Mais la contemplation, elle, est chaudement recommandée.

Balades cyclo et cyclotourisme : routes exigeantes et vues à couper le souffle

Trois parcours vélo au départ du col sont proposés : 73, 75 ou 112 km. Ne pas s’y tromper : ce ne sont pas des balades de flâneur, mais des boucles engagées, pour cuisses solides et vélos bien préparés. Ceux qui s’y frottent découvrent tour à tour lac Pavin, Besse-et-Saint-Anastaise, vallée de la Couze, et bien d’autres merveilles du Sancy. On revient rincé, mais heureux – et rarement seul, car ces routes croisent souvent des amateurs venus de très loin respirer l’Auvergne autrement.

Et puis, il y aura cette date d’été à retenir : le 14 juillet 2025, la 10e étape du Tour de France passera ici-même. Le genre de journée qui donne des fourmis dans les jambes et la chair de poule sur la lande.

Points pratiques, convivialité et respect du site

Le Guéry, ce n’est pas un parc à thème. Quelques règles y sont essentielles, sans gâcher le plaisir. Le bivouac est interdit : ici, la nuit doit rester intacte. Les chiens sont autorisés, mais tenus en laisse (pour la tranquillité des oiseaux, surtout à la fonte des neiges). La baignade et le canotage ne se pratiquent pas sur ce lac, même si l’appel de l’eau peut sembler irrésistible après la montée : c’est un choix local, pour préserver la qualité de l’eau et la tranquillité.

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On peut manger une tranche de fourme emballée, assis sur une pierre plate, face au vent. On peut aussi faire halte à l’auberge du col pour une tarte maison, croisée d’un café fort, dans l’odeur du bois blond et des chaussures mouillées qui sèchent près du comptoir. Ce sont ces moments-là qui, à mon goût, font l’esprit du Guéry.

Que voir ou faire d’autre aux alentours immédiats ?

Pour qui a du temps, le col de Guéry offre bien plus qu’un point de passage. À moins de quinze minutes de voiture, le village d’Orcival abrite une basilique romane où le temps semble s’être arrêté. Les plus curieux pousseront vers le lac Servières, plus petit, cerclé de mélèzes, ou vers les roches Tuilière et Sanadoire, fascinantes sous la lumière du soir. Autant de lieux à respirer lentement, en faisant mine de se perdre, juste pour voir…

Visite au col de Guéry : checklist pratique et coups de cœur personnels

Checklist pour une sortie réussie au col de Guéry
Équipement Chaussures imperméables, coupe-vent, sac avec eau et encas, carte IGN (si sortie longue), kit neige l’hiver
Astuce Prévoir une pièce ou carte pour le parking : la borne n’accepte pas toujours le paiement sans contact
À goûter Fourme d’Ambert ou Saint-Nectaire local avec pain de campagne, en terrasse de l’auberge ou sur les pierres au soleil
Pour les enfants Sentier découverte (1,5 km), observation de tritons dans les mares, collection de petits trésors végétaux
Respect du site Balisage à suivre, déchets à ramener, chiens en laisse, pas de cueillette sauf souvenir immatériel…
Une journée au Guéry, ça commence par de petites habitudes et de grands moments inattendus.

L’appel du col : pour qui, pourquoi, comment ?

Il y a des endroits qui résistent à la mode et au bruit. Le col de Guéry en fait partie. Ici, pas de foule – sauf les jours rares où le Tour de France met tout le monde dehors –, pas d’effets de manche, rien que du temps qui passe et qui se sent. Que l’on vienne pour marcher, pour s’asseoir face au lac, pour retrouver une solitude pleine, ou juste pour respirer un peu mieux, le Guéry offre tout ça. Mais il faut faire sa part du chemin : se lever tôt, respecter les lieux, faire silence, parfois. Je crois que ce sont ces mondes-là, transmis sans bruit, qui changent notre manière de voyager et de voir les choses.

Prêt à partir ? Si le cœur vous en dit, laissez-vous guider, organisez votre séjour sur mesure – ou partagez en commentaire vos souvenirs et vos balades, histoire que, sous l’immense ciel d’Auvergne, d’autres chemins s’ouvrent encore.

FAQ – Questions sur le col de Guéry

1. Quels sont les tarifs du parking au col de Guéry ?

Le parking est payant du 1er mai au 30e septembre, lors des vacances scolaires, week-ends, ponts et jours fériés (9h–18h). Comptez 0,90 € pour une heure, 4 € pour la journée complète, ou un forfait annuel à 10 €. Forfait nuit à 6 €.

2. Quelles activités sont accessibles autour du col de Guéry ?

Randonnées pour tous niveaux, parcours cyclo exigeants, observation de la cascade, pêche (sous conditions), balades nature, découverte du patrimoine volcanique et panoramas exceptionnels sur le Sancy et la vallée de Fontsalade.

3. Comment atteindre la cascade depuis le col de Guéry ?

Depuis le parking, empruntez le sentier balisé en bleu (le “sentier de découverte – raccourci”) pour rejoindre la cascade en une vingtaine de minutes de marche, accessible même aux familles.

4. Y a-t-il des restrictions spécifiques sur le site ?

Oui : baignade et canotage sont formellement interdits sur le lac, bivouac interdit, chiens autorisés mais toujours en laisse. Respecter la quiétude du lieu reste la première des consignes, en toute saison.

5. Le col de Guéry sera-t-il traversé par le Tour de France en 2025 ?

Oui, la 10e étape du Tour de France 2025 passera par le col de Guéry le 14 juillet – un joli clin d’œil sportif (et festif) pour les amateurs et amoureux du vélo.

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